LA CHAPELLE DE CAMARET
La chapelle actuelle, érigée en 1830 comme le signale
l’inscription de la porte, succède à une première
chapelle. Celle-ci, située sur le terrain qui domine la fontaine,
fut vendue comme “bien national” à la Révolution,
et démolie par son propriétaire. Les habitants la reconstruisent,
à leurs frais, sur le “raker”, terrain commun à
l’entrée du village.
Depuis 1972, toiture et voûte ont été refaites,
les murs décapés, le chœur réaménagé
; la table d’autel provient de la chapelle de la Madeleine ; les
vitraux, de l’église paroissiale, 1976. Ils représentent
Sainte-Anne, qui y possède déjà une remarquable
statuette de bois, et Saint-Joachim, parents de la Vierge Marie, et
Saint-Paul.
La chapelle est dédiée à la Vierge sous le vocable
de Notre-Dame de la Clarté, et rappelle, par cette invocation,
ainsi un pèlerinage destiné aux personnes souffrant d’une
mauvaise vue. La chapelle de Camaret est le centre d’un pardon
fréquenté le 15 août.
La fontaine de Camaret, construite au XVIème siècle et
restaurée en 1975, a la forme d’un petit oratoire ouvert
sur trois côtés. Les linteaux en anse de panier supportent
un entablement mouluré, coiffé d’une pyramide avec
en son sommet une croix métallique.
Chapelle de Kerfily
LA CHAPELLE DE KERFILY
L’élégante chapelle de Kerfily, bâtie en 1882,
est dédiée au Sacré-Coeur et abrite l’étendard
des Zouaves pontificaux.
Auparavant, la seigneurerie de Kerfily faisait partie de l’importante
frairie de Bellon. De l’ancienne chapelle Saint Martin et du cimetière,
il reste un lech, pierre ronde comme on en trouve à Saint Germain
et au bourg, style de pierre tombale datant de l’émigration
bretonne.
LA CHAPELLE DE KERLEAU
Cette chapelle date du XVème siècle et est dédiée
à la Vierge. Elle comporte un chevet à 3 faces, naguère
orné de vitraux, et un pignon monumental en aiguille, des contreforts
adhérents à pinacles ornés de crosses et trilobes,
double larmier. Au sud, une porte en anse de paniers à retraits
et accolades à choux et à crosses ; fenêtres en
cintre brisé à formerets.
LA CHAPELLE SAINT-CHRISTOPHE
La chapelle (XVème-XVIème siècles), dont la toiture
s’était écroulée en 1928, a été
raccourcie et bien restaurée. Elle a reçu le vitrail de
la Pentecôte prélevé de l’église lors
de la restauration de 1975.
Une stèle antique, placée dans l’ancien cimetière
de la chapelle, était naïvement appelée “tombeau
de Saint-Christophe” jusqu’en 1842. Il s’agit en fait
d’une borne militaire d’origine gallo-romaine gravée
de la dédicace suivante: “Au grand empereur César
Aurélien tribun puissant et invaincu”. Cette stèle
a été placée au musée polymathique de Vannes.
La croix de Saint-Christophe date des IXème- Xème siècles.
La partie supérieure de cette grande croix monolithique a été
mise au jour au cours d’un labour. Une découverte qui permet
la reconstitution de ce monument mesurant plus de deux mètres.
Légèrement pattée, cette croix à la base
chanfreinée remonte à une période très ancienne.
Saint-Christophe : Né païen au Liban (pays de Canaan), Saint-Christophe
fut converti par l’évêque d’Antioche Saint-Babylas,
et mit sa force au service de ses frères, comme Jésus
le demande à ses disciples. Puis il meurt martyr en 250. Saint-Christophe
est invoqué pour la protection des voyageurs. On le représente
passant la rivière appuyé sur un tronc d’arbre et
ployant sous le poids de l’Enfant-Jésus tenant en sa main
le globe du monde.
LA CHAPELLE SAINT-CLEMENT
Chapelle Saint-Clément et croix monolithe sur le placître
: inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 24
octobre 1973.
La chapelle Saint-Clément remonte au XVème siècle.
Sa façade, épaulée par deux contreforts, est percée
d’une porte en arc brisé. Les rampants sont prolongés
par un petit clocher qui abrite une cloche sous une arcade en plein
cintre. Sous ses aspects dépouillés, la chapelle renferme
deux statues de saints, un retable, et de belles fresques des XVème
et XVIème siècles.
La chapelle a reçu un toit, une voûte et des vitraux neufs
de 1975 à 1978. Les restes des vitraux d’origine ont été
amalgamés dans la lucarne de la nef.
Le soubassement rectangulaire de la croix de Saint-Clément en
appareil irrégulier, porte une table épaisse formant saillie
dans laquelle s’encastre la croix proprement dite. C’est
un monolithe d’un mètre cinquante de haut, taillé
dans le granit du pays. Il a pour seul décor, à son revers,
cinq cupules à peine visibles qui évoquent les cinq plaies
du Christ.
Saint-Clément : Troisième successeur de Saint-Pierre,
Saint-Clément a été déporté en Crimée,
dans une carrière. Saint-Clément a écrit sa lettre
aux Corinthiens pour les exhorter à l’unité, et
a été précipité dans la Mer Noire, une ancre
au cou en l’an 100, sous Domitien.
La chapelle Saint-Anne a été bâtie à Ker-Anna
de 1900 à 1902, à l’initiative du recteur Gauvin.
L’édifice néo-gothique est pourvu d’un remarquable
pignon. A ses pieds, une porte surmontée d’une accolade
avec fleuron reposant sur des pilastres à pinacles fleuris. Un
clocher “cornouaillais” s’élance dans le ciel,
prolongé d’une flèche cantonnée de petits
gables et de gargouilles.
Les vitraux retracent l’histoire de Sainte-Anne. Celui du chœur
présente, dans le cadre de l’église et des Tours,
les personnalités du temps et les donateurs, dont Monsieur de
Charrette en zouave pontifical. On sait qu’à l’appel
de Pie IX, quatre frères de la famille devaient s’engager
dans cette armée, dont le Général de Charrette,
qui demanda à sa faire enterrer parmi ses collègues, tués
aux batailles de Patay et Loigny par les Prussiens, à leur retour
d’Italie en 1871.
LA CHAPELLE SAINT-GERMAIN
Chapelle St Germain
La chapelle actuelle, datant du XVIème siècle, est un
édifice relativement important. Construit en simple appareil,
son pignon est percé d’une porte en plein cintre, ornée
de moulures qui s’appuient sur deux colonnettes à pinacle
fleuri, et d’une fenêtre en arc brisé que décore
un vitrail. Au sommet de la chapelle culmine un clocher en bâtière
abritant une cloche sous une large arcade. Sablières et vitraux
portent les blasons des familles nobles de la paroisse : sur les sablières
de l’intérieur, l’écusson des Rieux à
9 besants, et au vitrail de chevet, 5 écussons, dont plusieurs
peuvent provenir de l’église paroissiale : armes des Rieux-Rochefort,
Callac, Coët-er-Garff. Outre une statue de Saint Germain qui, provenant
de l’église, a été restaurée pour
prendre place dans la fenêtre sud, la chapelle est ornée
de boiseries dont une balustrade datant de 1784. Toiture et voûte
ont été refaits en 1972 et 1977.
Cette chapelle remplace une autre où Saint Vincent Ferrrier a
prêché au XVème siècle.
Sur l’un des côtés de la chapelle se trouve un sarcophage
connu sous le nom de “tombeau de Saint Germain”. Long de
2 mètres, il a longtemps attiré les pèlerins souhaitant
guérir leur fièvre.
Saint-Germain : Saint-Germain était préfet d’Auxerre
sous les romains, avant d’être évêque. Il prêcha
en Angleterre près du tombeau de Saint-Alban vers 420, une mission
qui s’avéra fructueuse. La jeune Eglise d’Angleterre
échappa à l’hérésie, et les chrétiens
se ressaisirent contre les envahisseurs païens. Saint-Germain mourut
à Ravennes en plaidant la cause des Armoricains opprimés
par les légions romaines d’occupation. La juxtaposition
des cultes de Saint-Alban et de Saint-Germain a pu faire penser à
la fondation d’Elven par les moines émigrés de Bretagne.
LES TOURS D'ELVEN
Tour : classement par liste de 1862.
Ensemble des ruines : classement par arrêté du 11 août
1932.
“ Le château de Largoët, plus connu sous le nom de
“tours d’Elven”, a joué , depuis sa construction
au XIIIème siècle, un rôle déterminant dans
l’histoire du canton. Son histoire est liée aux aléas
de la vie politique de ses propriétaires successifs qui côtoient
tantôt le royaume d’Angleterre, tantôt le royaume
de France. Ses heures les plus sanglantes remontent à la guerre
de succession de Bretagne (1341-1364) : “les assaillants firent
aux murs des trous d’une toise, entrèrent par force et
tuèrent tous ceux qu’ils y trouvèrent” raconte
Froissard. Le triste sort de Nicolas Fouquet devenu propriétaire
des lieux signe la fin des vicissitudes historiques de la forteresse.
Au XIXème siècle en raison de son état de délabrement
le château de Largoët est plusieurs fois proposé à
la démolition. Finalement le donjon est classé monument
historique en 1862, mais il faut attendre 1977 pour que des travaux
d’envergure soient entrepris. De la forteresse, il ne reste qu’un
formidable donjon octogonal à cinq étages, une tour ronde
à trois étages et une porte couronnée de mâchicoulis,
l’ensemble ceint d’un grand parc boisé. Mais elle
n’a pas livré tous ses secrets : la petite fontaine toute
proche, à sec toute l’année, et le document rapportant
la découverte de deux barques monoxyles (type d’embarcation
fréquent à l’époque gauloise et jusqu’au
XIIème siècle) laissent supposer que l’hydrographie
locale a subi des modifications. ”
Le patrimoine des communes du Morbihan. Editions Flohic
Le cheminement du long boulevard de la forteresse mène face aux
douves, et permet de pénétrer dans la seconde enceinte
par l’entrée principale, située dans l’angle
sud-ouest. Une chaussée appuyée sur l’ancienne pile
remplace l’ancien pont-levis et conduit à une large porte.
Celle-ci permettait le passage des chars et des chevaux, tandis que
la petite porte de gauche servait aux piétons. Chacune avait
son propre pont-levis. Une meurtrière pour arbalète puis
mousquet permettait au gardien de défendre le pont, au dessus
de la poterne. Cette première entrée porte les armes du
Maréchal de Rieux qui en réalisa la restauration en 1490.
Elle est accolée à un entrée plus ancienne, du
XIIIème siècle, comprenant salles de corps de garde et
de manœuvres.
Le donjon, qui a surtout fait la célébrité des
ruines de Largoët, est un formidable édifice en forme octogonale
irrégulière. Un fossé secondaire, aujourd’hui
comblé, assurait, du côté de la cour, l’indépendance
du donjon et permettait de le défendre si l’enceinte était
envahie. Cette tour principale, avec des murs d’une largeur pouvant
aller jusqu’à 11 mètres, mesure 36 mètres
de haut, plus un édicule de 8 mètres pouvant servie de
2ème bastion et où se trouvaient les prisons au XVème
siècle. Le tout était surmonté d’un toit
pointu couvert en plomb sur lequel débouchait les conduits de
cheminées. Depuis les fossés jusqu’à la pointe,
on pouvait avoir une hauteur de 65 à 70 mètres.
Au premier étage, une plaque mentionne le séjour, dans
une petite pièce sombre (la seule où l’on retrouve
une porte et des meubles), du jeune Henri de Richmond. Celui-ci y fut
en effet “retenu” de 1474 à 1476, avant de devenir
en 1485 le roi Henri VII d’Angleterre.
La tour ronde est une œuvre du XVème siècle comportant
3 étages. Au rez-de-chaussée, elle est percée de
3 meurtrières-canonnières. Au sommet, au dessus des mâchicoulis
au parapet refait, s’élève un petit bâtiment
à six pans flanqué d’une tourelle d’escalier
pentagonale. Le chemin de ronde était recouvert d’un toit
appuyé sur le haut de merlons.
En partie restaurée, équipée de mobilier et pavement
imités du XVème siècle, la tour ronde a accueilli
dans les années 60 le tournage de différents films : “Lancelot
du Lac”, “Le monocle noir”, ... Ces ruines ont également
inspiré Octave Feuillet, auteur du “Roman d’un jeune
homme pauvre”, qui écrivait en 1858 : “Bloc formidable
taillé d’hier par le plus beau ciseau ; rien de plus imposant
que ce vieux donjon impassible au milieu des temps et isolé dans
l’épaisseur de ces bois”.
Bibliographie : Le patrimoine des communes du Morbihan. Editions Flohic.
Si Elven m’était conté
Guide des Tours d’Elven
Après l’invasion des Normands qui brûlèrent
la première église, probablement en bois, Even d’Elven
construisit en 1121 une église romane qui dura jusqu’en
1525, où elle fut détruite par un incendie.
L’année suivante, le recteur Bertrand Quifistre, seigneur
de Kerleau, bâtit l’église gothique dont il reste
le chœur, classé par les Beaux-Arts. Son frère, René
bâtit la nef en 1536. En 1642, Yves Audic la dote d’un clocher.
L’édifice menaçant ruine en 1868, Jacques Fresche
s’attaque à la reconstruction du transept et de la nef
actuelle, couronnée par le clocher terminé en 1877.
L’église a été consacrée le 22 septembre
1879.
Les paroissiens ont fait preuve d’une grande générosité
durant tout le temps qu’a duré le travail, et Monseigneur
Lefort, qui couronna l'œuvre après le départ de Monsieur
Fresche, estimait à 200 journées de corvées par
famille - outre les dons en espèces - la participation des paroissiens
à la reconstruction de ce qui était vraiment “leur”
église. LE CHOEUR
Le chœur polygonal a pu être conservé dans le nouveau
bâtiment, dont la nef et le transept monumental sont, à
la différence du premier édifice, plus haut que le choeur.
Il comporte des contreforts adhérents surmontés de pinacles
à choux et à crosses, ornés de trilobes et accolades.
Sur les pinacles, un moine lisant son bréviaire, un ours appuyé
sur un bâton, un chien. La corniche extérieure est décorée
de modillons et torsades avec une galerie à jour et des gargouilles.
Des sculptures de l’ancienne église ont été,
en 1875, incorporées dans la nef actuelle : la porte sud du transept
est un ancien enfeu, primitivement situé dans l’ancien
chœur. Elle est en anse de panier et accolade à choux et
à crosses ; au sommet de chaque extrémité, un ange
tient un écusson uni ; entre l’anse et l’accolade,
une inscription est gravée en trois mots : l’un en capitales
romaines, le dernier en caractères grecs, et celui du milieu
figuré par un soleil entouré de rayons par lequel on désignait
le seigneur : “Timentibus (Deum) aphtarsia” - “A ceux
qui craignent (Dieu) l’immortalité”. De chaque côté,
une corne d’abondance ; on retrouve cette devise accompagnant
les armes des Chohan au château de Coëtcandec en Locmaria-Grandchamp
et à Rosnarho, en Crach.
La porte nord, dite jadis “porte de Camarec” est une remarquable
réalisation en anse de panier également avec accolade
à choux et crosses, pilastres à pinacles, rinceau de vigne
dans les retraits ; le tout dans un grand arc en plein cintre à
tympan plein.
De grosses colonnes engagées, supportant un grand arc en cintre
brisé à retraits, séparent le chœur de la
nef.
A l’intérieur, il reste tout autour du sanctuaire des sablières
à tête d’ange, encadrant les 7 familles seigneuriales
du temps, avec leurs écus ornés de rinceaux, dont on devine
les anciennes teintes.
La restauration de 1962 a permis de remettre à jour les pierres
du choeur, recouvertes d’enduits polychromes. Sont apparues ainsi
plusieurs ouvertures du meilleur style pratiquées dans la muraille
: la porte et la fenêtre de la sacristie, la fontaine-crédence,
et l’armoire aux vases sacrés.
Une double rangée de colonnes ajoute à la nef des bas-côtés.
La hauteur des murs lui permet d’avoir une série de verrières
supplémentaires et donne à l’église une allure
de cathédrale. LES VITRAUX
Les vitraux de 1875 représentaient les principaux saints vénérés
au pays. En raison de leur mauvais état, ils ont été
progressivement remplacés par les soins de MM. Job et Michel
Guével, maîtres verriers à l’Haye-les-Roses.
Le chœur : offre 4 vitraux de verre serti au plomb avec le style
figuratif antérieur pour jouer sur le symbolisme. Sur un riche
fond de couleur rouge, ombré de teintes sombres, ils présentent
les symboles de l’Eucharistie et de la Passion, entrelacés
de motifs divers.
L’avant-choeur : inaugure la série de verrières
en dalle éclatée, où la simple plaque de verre
est remplacée par un bloc prismatique faisant jouer la lumière,
et le sertissage de plomb par un joint de ciment.
Le transept monumental : illustre au nord le vie de Saint Alban, et
au sud, les principales invocations des litanies de la Sainte Vierge.
La nef : a vu, en juin 1975, refaire ses vitraux dans le même
style. Les fenêtres du haut remplaçant les verrières
en grisaille, se présentent sans images, dans une lumière
discrète, pour concentrer l’attention sur celles du bas,
illustrant les sacrements et les vertus théologales.
CHAPELLE DE MANGOLERIAN
“ La coïncidence des foires et des lieux de célébration
religieuse est une pratique fréquente depuis les débuts
de l’aire chrétienne, et qui s’étend bien
au-delà du Moyen Age. C’est ainsi que la chapelle de Mongolérian,
sa fontaine et son calvaire sont venus s’associer à une
foire réputée. La chapelle, construite en appareil régulier,
est de plan rectangulaire. La longère sud est percée de
deux fenêtres en cintre brisé, la plus grande étant
ornée d’un meneau flamboyant. La porte, également
en cintre brisé, est agrémentée de moulures et
de deux écussons dont l’un aux armes de la famille de Rieux.
La Vierge à l’Enfant : Protégée par une fine
grille, cette statue représentant une Vierge à l’Enfant
est un très bel ouvrage du XIIème siècle.
Le pignon : Le pignon de la chapelle est épaulé par deux
contreforts à double ressaut et à larmier. Au centre s’ouvre
une porte en arc brisé avec moulures en retrait. Le rampant est
lisse s’appuyant sur des corbeaux en saillie.
Le clocher : Ce petit clocher carré, coupé de trois corniches
moulurées, porte la date de 1565. Il est couvert d’une
double bâtière dont chaque côté est orné
d’un fronton ouvragé. Des animaux saillants, une croix
métallique et un coq en constituent le décor.
Le retable : Dans la chapelle, clarté et élégance
sont au rendez-vous. Le chœur délimité par une balustrade
renferme un retable semi-circulaire datant de 1720. Cette grande composition
de style baroque déploie avec faste dorures et polychromie. Elle
est rythmée de colonnes de pilastres et autres statues. La foire
toute proche et la célébrité du Pardon expliquent
ce décor majestueux. Sur les sablières de la chapelle
des inscriptions datant de 1463 indiquent le prix des denrées
les plus précieuses de l’époque.
Le calvaire : Le calvaire-autel a la forme d’une bannière
ajourée, ce qui est presque une exception dans la région
de Vannes. De nombreux personnages ornent ses quatre faces.
La fontaine : Dans un vallon encaissé, dominé par la chapelle
et le village, jaillissent deux sources à flanc de coteaux. L’une
alimentait jadis un lavoir, désormais en ruine, l’autre
est protégée par cette fontaine typique de la région
vannetaise. Elle a l’allure d’un petit temple à section
carrée, et supporté par de solides colonnes, appuyé
par un linteau droit à un mur évidé d’une
niche où s’abrite une statue. ”
Le patrimoine des communes du Morbihan. Editions Flohic
EGLISE SAINT-PIERRE
Cet édifice, de construction récente, est en forme de
croix latine. Les croisillons du transepts sont flanqués d’un
petit porche et d’un baptistère. La tour carrée
est également prolongée par une flèche recouverte
d’ardoises. Si l’aspect extérieur est austère,
l’intérieur, en revanche, est orné de deux petits
retables de style Renaissance. L’église abrite également
un reliquaire, pièce d’orfèvrerie du XVIIème
siècle.
“ La chapelle Saint Amand remonte au XVIIIème siècle.
Elle remplace un édifice construit au XVIème siècle
par Guy de Quifistre. L’édifice actuel, de plan rectangulaire,
en simple appareil, est de dimension modeste. Il est dominé par
un clocher cubique, doté de deux corniches moulurées.
La chambre de la cloche s’ajoure sur quatre côtés
par d’étroites baies en plein cintre. Au sommet s’élève
cinq croix disposées en couronne. ”
Le patrimoine des communes du Morbihan. Editions Flohic
CHAPELLE SAINT-COLOMBIER
Chapelle Saint Colomban
“ Anciennement chapelle privée des seigneurs de Val-Diliec,
cet édifice du XVIème siècle se situe dans le village
de Saint-Colombier, protecteur des esprit simples et des aliénés.
Elle est placée sous l’invocation de Saint Colomban, moine
irlandais du milieu du VIème siècle, qui débarqua
à Saint-Coulomb, près de Cancale, et fonda l’abbaye
de Luxeuil. ”
Trois autels rénovés, un retable de bois, une vierge couronnée
du XVIème siècle et une dizaine de statues intéressantes
forment le mobilier rustique de cette chapelle.
“ Jouxtant la chapelle, le calvaire-autel en forme de bannière
est fixé sur un socle à trois marches. Son décor
sculpté abonde tant à la base qu’au sommet, où
quatre bas-reliefs sont surmontés d’une croix. La scène
la plus spectaculaire est celle de l’entrée aux enfers,
symbolisée par la gueule du diable, béante, dans laquelle
sont précipitées les âmes impures. ”
Le patrimoine des communes du Morbihan. Editions Flohic
CHAPELLE SAINTE-ANNE
Chapelle Sainte-Anne : inscription aux Monuments Historiques par arrêté
du 13 février 1929.
Chapelle Sainte Anne
“ En 1493, Olivier de Gourvinec entreprend la construction de
cette chapelle dans un but avoué de prestige ; l’édifice,
érigé à proximité de l’église
paroissiale, ne répondant pas à un besoin de culte. La
famille de Gourvinec cède donc à l’habitude qu’ont
les grandes maisons nobles de jalonner leur territoire de monuments.
La chapelle porte l’écusson de la famille et, sur une sablière,
l’inscription suivante : “L’an mil IIICC IIIIXXX XII
en honneur de saincte Ane fut ceste chapelle parfaict par Olivier du
Gorvinec seigneur du Bezit”.
La chapelle est construite selon un plan rectangulaire, en grand et
moyen appareil. Des contreforts obliques, surmontés de pinacles,
étayent la façade. L’édifice a la particularité
de compter un grand nombre de fenêtres ornées de fleurs
de lis, caractère propre au style flamboyant, mais que l’on
interprète ici comme un hommage aux mariages de la duchesse Anne
avec les rois de France, Charles VIII et Louis XII.
Le clocher : La base carrée de ce clocher prend naissance juste
au-dessus de la grande rosace. Profondément engagé dans
le pignon, il s’appuie sur des rampants à crochets et forme
une élégante colonne divisée en segments soulignés
de corniches. La chambre des cloches, ouverte sur les quatre côtés,
est supportée par un entablement que souligne une fine arcature
aveugle. La seconde chambre, également ouverte, est en retrait
par rapport à la précédente, et porte une flèche
polygonale élevée en quatre pinacles...
La porte : Cete porte moulurée en anse de panier comporte une
accolade reposant sur des culots sculptés et se terminant par
un cimier. L’écusson qui la couronne est celui de la famille
de Gourvinec. On le retrouve à maintes reprises, comme une inévitable
signature.”
Le Patrimoine des communes du Morbihan. Editions Flohic.
EGLISE SAINT-MAYEUL
Cette église paroissiale date en partie du XVIème siècle,
et a fait l’objet de remaniements successifs jusqu’au XIXème
siècle. Le clocher et la flèche datent de 1783. Deux chapelles
latérales ont été ajoutées à l’église,
ainsi qu’un monument aux morts abritant un poilu.
Les fenêtres du chœur et des transepts sont en arc brisé
à remplage flamboyant.
Les boiseries datant du XIXème siècle sont délicatement
sculptées : le confessionnal reste assez sobre, tandis que la
chaire est dotée d’un décor flamboyant.
CHAPELLE SAINTE-MARGUERITE
"Située en pleine campagne, cette chapelle crée la
surprise. L’aspect dépouillé de son architecture
n’ayant d’égal que la somptuosité de sa décoration
intérieure. Ce monument construit en appareil régulier
est de plan rectangulaire simple, avec, à chaque angle, des contreforts
obliques à ressaut. Les rampants sont lisses à grande
chevronières et corbeaux sculptés. Le petit clocher est
muni d’une unique chambre de cloche, ouverte sur trois côtés
et dominée par une petite flèche de pierre prolongée
d’une croix métallique.
La voûte : Une voûte à carène est peinte en
bleu et constellée d’étoiles. Elle est soutenue
par une charpente dont les entraits et les jambettes courtes s’appuient
sur des sablières datant de 1593. Au centre des poutres qui traversent
la voûte sont sculptées de têtes d’oiseaux,
dos à dos, becs ouverts.
Le retable : Derrière une balustrade, qui sépare le chœur
de la nef, resplendit un retable polychrome du XVIIIème siècle.
Ses formes incurvées, ses statues en mouvement rappellent l’inspiration
baroque. La statuaire est riche et représentée par Saint
Cornély, Saint Marc, Sainte Marguerite, Saint Isidore et la Vierge".
Le patrimoine des communes du Morbihan. Editions Flohic
CHAPELLE SAINT-ROCH
“ Ne se trouvant pas dans un enclos autour du sanctuaire de Saint
Jean-Baptiste, mais un peu à l’écart, le cimetière
Saint Roch possédait, par compensation en quelque sorte, une
petite chapelle rectangulaire dédiée à Saint Roch,
construite au XVIème siècle. Le décor est constitué
d’un retable de bois du XVIIIème siècle et de statues
de pierre.
La croix : Ce monolithe légèrement patté est de
dimensions impressionnantes : plus de quatre mètres de haut,
posé sur un socle octogonal. A ses côtés, une croix
celtique signale la tombe de l’abbé Le Roch, recteur du
Gorvello, décédé en 1959. Cette croix témoigne
de l'intérêt et parfois même de l’engagement
de certains membres du clergé pour la culture bretonne, rassemblés
dans un mouvement, le Bleun Brug (“fleur de bruyère”)
dirigé par le chanoine Mévellec. Le but était de
promouvoir l’image de la Bretagne, terre de foi et de tradition.
”
Le patrimoine des communes du Morbihan. Editions Flohic
EGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE
Eglise Saint Jean Baptiste de Gorvello : inscription aux Monuments Historiques
par arrêté du 15 juin 1925.
Dédiée à Saint Jean-Baptiste, l’église
actuelle remplace au début du XVIème siècle la
chapelle primitive, de forme rectangulaire, construite par les moines
hospitaliers qui ont diffusé largement le culte de Saint Jean-Baptiste.
L’édifice est plusieurs fois remanié. En 1523, la
nef est couvert d’une charpente ; en 1547, une chapelle est ajoutée
au nord-est, suivie en 1560, d’un porche et d’une seconde
chapelle. Construite en grand et moyen appareil, l’église
est ouverte, sur son pignon occidentale, par une porte en anse de panier,
à moulures multiples, sous une accolade portant un haut fleuron.
Les contreforts qui l’encadrent sont assortis de clochetons à
décoration flamboyante.
Le clocher : Des rampants à crochets et animaux viennent mourir
à la base du clocher dont la souche est soulignée par
une double corniche. La chambre des cloches à section rectangulaire
est ouverte en façade par deux fenêtres en anse de panier,
le côté n’ayant qu’une ouverture. Ces baies
sont surmontées chacune d’un fronton triangulaire, orné
de gargouilles et couronné d’une petite croix.
Le porche : En s’ouvrant sur le nord, ce porche fait figure d’exception
en Bretagne où, habituellement, le côté sud est
favorisé. Ses dimensions sont remarquables. Son arcade en anse
de panier, son fronton ponctué de petites croix lui donnent beaucoup
de majesté.
La charpente : La charpente de l’édifice comporte des sablières
sculptées et d’abondantes inscriptions qui permettent d’attribuer
l’ouvrage à un certain Thébault. Au nord : “L’an
mil VCC XX III furent faictzs les arches et boys p. Je Rouxel procur.
; J Thébault charpentier” ; au sud : “P. Benoyet.
Mon cotier” ; dans le transept nord “L’an mil VCC
XL VII, ce boys fut dressé et faict ; le miseur est Jehan Lorho
et le charpentier Nicollazo”. Les lambris sont à clefs
pendantes et les entraits comme avalés par des têtes de
crocodile. ”
Le patrimoine des communes du Morbihan. Editions Flohic
EGLISE SAINT-PIERRE
La partie la plus ancienne de cet édifice, maintes fois remanié,
remonte aux XIème et XIIème siècles. Elle correspond
à la croisée du transept, portant une tour carrée,
prolongée par une flèche octogonale sous ardoises. Le
chœur et les sacristies latérales ont été
ajoutées en 1879, et la nef a été reconstruite
en style néo-roman en 1893.